DE SERRE MENU A POURRET

Présidente : Eliane JARTOUX   -   Vice-Président : Dc Paul CHARVIN  -  Secrétaire : Alain GAUGAIN  -  Trésorière : Marie Claude ENGELS
 

BUTS DE L'ASSOCIATION : Préserver les zones humides et leurs espaces de fonctionnalité, les zones d'expansion de crues, la biodiversité, défendre et protéger le REAL MARTIN, sa vallée et sa plaine alluviale ainsi que ses affluents. Faire respecter le DROIT Régalien contre un projet de voie de contournement dont le tracé choisi est insensé



LE 22 JUIN 2021 : DERNIER RECOURS DU MINISTERE ET DU DEPARTEMENT

A NOUVEAU ANNULE PAR LA COUR ADMINISTRATIVE D'APPEL

qui a décidé, suite au Pourvoi du Ministre de l'Intérieur en Cassassion en 2020 (et aux précédentes instances de 2017 au Tribunal Administratif de TOULON et de 2018 à la Cour Administrative d'Appel de MARSEILLE qui avaient annulé les recours du Préfet et du Département), la Cour Administrative d'Appel de MARSEILLE a rendu son Arrêt, dans l'affaire du tracé du contournement contesté, en rejetant une fois de plus le recours de la Ministre de la cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales et annulé également les documents présentés par le Département. 

NOUS NE SOMMES PAS DES OPPOSANTS  AU CONTOURNEMENT (comme certains l'affirment) ET AVONS TOUJOURS ESTIME QU'IL POUVAIT SE JUSTIFIER POUR EVITER LA TRAVERSEE DE LA VILLE PAR LES NORIAS DE CAMIONS DE DECHETS (vu les agrandissements successifs autorisés depuis 12 ans) QUI ALIMENTENT LE CENTRE DE STOCKAGE DE DECHETS DE ROUMAGAYROL, MAIS ENCORE, FALLAIT-IL FAIRE LE CHOIX DU BON TRACE.

RECAPITULATIF :

LE TRACE n°3 choisi SE SITUE, SUR DES TERRAINS IRRIGABLES PROTEGES PAR UNE ASA soumise à ORDONNANCE DE LOI instituée sous Napoléon III. (voir la rubrique "nos objections"). Il entrave donc les fonctions écologiues de ces anaux d'irrigation gravitaires sur son périmètre protégé qui ne doit : ni être bétonné ni divisé. Ces canaux sont utiles  au développement durable car ils participent à la recharge en eaux des sols et sous-sols pour le maintien de cette zone humide (intouchable de nos jours)  caractérisée par sa proximité avec le REAL MARTIN, sa zone inondable et en tant que réservoirs d'eau des sols et sou-sols en cas de sécherresses (devenues nombreuses dans notre région et prouvées par les nombreux Arrêtés sécheresses Préfectoraux ...). Ces canaux séculaires devraient être considérés comme un joyaux du Patrimoine, indispensables à la collectivité. On nous dit hypocritement "... que les canaux resteront..." mais : à qui et à quoi serviront-ils si les terrains qu'ils irriguent sont bétonnés, expropriés ou divisés ? 
Ce tracé est donc entaché d'illégalité et notre Association + 18 riverains ont été contraints, (faute de ne pouvoir se faire entendre sur tous les inconvénients que nous connaissons sur l'emplacement choisi et dont nous sommes des témoins avertis) à entamer des recours juridiques pour les faire valoir avec l'appui d'autres Associations telles que : VAR INONDATION ECOLOGISME V.I.E. DE L'EAU, UDVN83/FNEPACA et UNALCI FRANCE INONDATION qui SE SONT ASSOCIEES A NOS RECOURS. 

 FAIRE UNE ROUTE A 35m DU REAL MARTIN SUR UNE ZONE INONDABLE TRES ETENDUE, RECURRENTE et de plus en plus DANGEREUSE, qui a pu monter à 3m30 de hauteur au-dessus de la berge le 19 janvier 2014, EST NON SEULEMENT IRRESPONSABLE MAIS ELLE MET LA VIE D'AUTRUI EN DANGER face aux crues torrentielles récurrentes et parfois subites, (comme celle quii avait coûté la vie en janvier 2014 à un automobiliste emporté par la crue juste en amont du PONT VIEUX). Les plus récentes ont eu lieu en 2008, 2010, 2011, 2012, en 2014 avec 3 crues dont celle du 19 janvier désastreuse, sept. 2015 crue d'1m de haut. Dans la nuit du 31 au 1er novembre 2018 Serre-Menu a été à nouveau inondé sur 70m de largeur et encore les 22 et 23 novembre 2019 où Pierrefeu a été encerclé par les crues : la liste s'allonge d'inondations en inondations ... (Voir nos diaporamas de certaines de ces années).

Exit l'appellation de ZONE D'EXPANSION DE CRUE NATURELLE dans le nouveau le PAPI (Programme d'action de prévention des inondations) tout récemment instauré, qui, vu sa hauteur et sa largeur est plus qu'une simple "zone inondable" pourtant INDISPENSABLE pour ralentir les inondations en aval. Cette zone naturelle de jardins arrosants, entretenue depuis des siècle, recèle toutes sortes d'habitats et d'espèces protégées ou la présence de 57 espèces d'insectes relevées, dont certains remarquables (enregistrés dans les annales du Muséum d'histoire naturelle de Toulon) qui prouvent que cet endroit est préservé des pollutions : ce ne sera plus le cas avec une route "dédiée principalement aux camions de transports de déchets" sur des jardins et vergers nourriciers par des terres arables que partout ailleurs on subventionne ou on protège (comme pour "Terres de Partage" à PIERREFEU). Sont oubliés ans l'étude du dossier : la trame verte et bleue qui devrait protéger ce site séculaire et les changements climatiques.

D'AUTRES TRACES ETUDIES SONT hors zone inondable dangereuse, hors zone d'arrosants et ne sont pas, de notre point de vue, exhaustifs, contrairement à ce qu'affirme le Maire dans le VAR MATIN du 12 janvier 2015. Les arguments pour le choix du tracé n°3 seraient : 1°/"économiques" : ne sont pas estimés les changements climatiques et les destructions que coûteront les crues catastrophiques à l'instar de ces dernières années ? 2°/"pour ne pas toucher au vignoble AOC" : cet argument ne vaut pas si on ne protège pas "aussi" les vignes AOC situées sur le tracé n°3 et si on ne considère pas les nombreux terrains viticoles AOC devenus des terrains constructibles à Pierrefeu (ou les villes voisines) 3°/"qu'ils savent faire des routes submersibles" : on nous parle de "savoir faire" alors que nous parlons des "dangers", ce qui ne répond pas à la violence des crues, ni à l'anticipation obligatoire des changements climatiques ni aux nombreux dommages à venir sur une voie routière, très inondable pour laquelle les barrages ont déjà démontré leurs limites. 
Voir la rubrique "NOS OBJECTIONS" qui explique en détail tous ces paragraphes, en s'appuyant sur des preuves ou témoignages.

 

 LA COUR ADMINISTRATIVE D'APPEL a considéré que "compte tenu de l'impact sur la protection des espèces protégées et de leurs habitats, le Ministre de la Transition écologique et solidaire n'est pas fondé à soutenir "que c'est à tort que le Tribunal Administratif de TOULON avait annulé l'Arrêté dérogatoire autorisant le déplacement des espèces protégées". C'était également  "le caractère à risque du projet" que le Tribunal Administratif avait retenu, puisque "le tracé choisi représentait beaucoup trop d'inconvénients tels qu'un problème de sécurité" ainsi que "le caractère impraticable et endommageable de l'ouvrage". Il faut savoir que les hauteurs de crues augmentent et s'aggravent, car on a pu relever en janvier 2014 3m30 de hauteur d'eau au-dessus de la berge, à 30m du tracé de route choisi, confirmés par l'émission télévisée "Enquête de région" qui a filmé la hauteur des traces laissées après la crue et les véhicules emportés ou retournés sur le site de Serre Menu. 

Le Tribunal Administratif de Toulon a indiqué que "le Préfet avait estimé à tort qu'il n'existait pas d'alternatives satisfaisantes" alors que 2 autres tracés étudiés moins dommageables ont été étudiés (inclus, depuis peu, dans une ZAP (zone agricole protégée) : serait-ce pour les empêcher ? Nous nous demandons pourquoi les Pouvoirs Publics s'acharnent autant sur le choix d'un tracé de route aberrant qui ne peut être d'intérêt général, UN POURVOI AUPRES DU CONSEIL D'ETAT A ENCORE ETE DEPOSE par le Ministère de l'Intérieur,  qui a fait renvoi de son jugement pour vice de forme à la Cour d'Appel de MARSEILLE. (Voir plus haut la décision finale de celle-ci le 22 juin 2021). 

 

 
 
                
 

Vous êtes le 26 376ème visiteur