DE SERRE MENU A POURRET

Présidente : Eliane JARTOUX   -   Vice-Président : Dc Paul CHAUVIN  -  Secrétaire : Alain GAUGAIN  -  Trésorière : Marie Claude ENGELS
 

BUTS DE L'ASSOCIATION : Préserver les zones humides et leurs espaces de fonctionnalité, les zones d'expansion de crues, la biodiversité, défendre et protéger le REAL MARTIN, sa vallée et sa plaine alluviale ainsi que ses affluents. Faire respecter le DROIT Régalien contre un projet de voie de contournement dont le tracé choisi est insensé. En effet :

 



 CE TRACE SE SITUE, SUR DES TERRAINS IRRIGABLES PROTEGES PAR UNE ASA soumise à ORDONNANCE DE LOI instituée sous Napoléon III. (voir la rubrique "nos objections"). Il entrave donc les fonctions écologiues de ces anaux d'irrigation gravitaires sur son périmètre protégé qui ne doit : ni être bétonné ni divisé. Ces canaux sont utiles  au développement durable car ils participent à la recharge en eaux des sols et sous-sols pour le maintien d'une zone humide (intouchable de nos jours) car caractérisée également par sa proximité avec le REAL MARTIN  et sa zone inondable car ils servent de réservoirs d'eau en cas de sécherresses (devenues nombreuses dans notre région et prouvées par les nombreux Arrêtés sécheresses Préfectoraux ...). Ces canaux séculaires font partie du Patrimoine indispensables à la collectivité. On nous dit hypocritement "... que les canaux resteront..." mais : à qui et à quoi serviront-ils si les terrains qu'ils irriguent sont bétonnés, expropriés ou divisés ? 

Ce tracé est donc entaché d'illégalité et notre Association + 18 riverains ont été contraints, (faute de ne pouvoir se faire entendre sur tous les inconvénients que nous connaissons sur l'emplacement choisi et dont nous sommes des témoins avertis) à entamer des recours juridiques pour les faire valoir avec l'appui d'autres Associations telles que : L'ASA DE SERRE MENU, VAR INONDATION ECOLOGISME V.I.E. DE L'EAU, UDVN83/FNEPACA et UNALCI FRANCE INONDATION qui SE SONT ASSOCIEES A NOTRE RECOURS. 
 

 FAIRE UNE ROUTE A 35m DU REAL MARTIN SUR UNE ZONE INONDABLE TRES ETENDUE, RECURRENTE et de plus en plus DANGEREUSE, qui a pu monter à 3m30 de hauteur au-dessus de la berge le 19 janvier 2014, EST NON SEULEMENT IRRESPONSABLE MAIS ELLE MET LA VIE D'AUTRUI EN DANGER face aux crues torrentielles récurrentes et parfois subites, (comme celle quii avait coûté la vie en janvier 2014 à un automobiliste emporté par la crue juste en amont du PONT VIEUX). Les plus récentes ont eu lieu en 2008, 2010, 2011, 2012, en 2014 : 3 crues dont celle du 19 janvier désastreuse, sept. 2015 crue d'1m de haut. Dans la nuit du 31 au 1er novembre 2018 Serre-Menu a été à nouveau inondé sur 70m de largeur et encore les 22 et 23 novembre 2019 où Pierrefeu a été encerclé par les crues : la liste s'allonge d'inondations en inondations ... (Voir nos diaporamas de certaines de ces années).

Exit la ZONE D'EXPANSION DE CRUES NATURELLE INDISPENSABLE pourr etenir les inondations en aval dans le dossier d'étude de ce projet et par le PAPI (Programme d'action de prévention des inondations) tout récemment instauré. Cette zone naturelle de jardins arrosants, entretenue depuis des siècle recèle en plus toutes sortes d'habitats et d'espèces protégées ou par la présence de 57 espèces d'insectes relevées, dont certains exceptionnels (enregistrés dans les annales du Muséum d'histoire naturelle de Toulon)  prouvant que cet endroit est préservé des pollutions : ce qui ne sera plus le cas avec une route "dédiée principalement aux camions de transports de déchets" sur des jardins et vergers nourriciers que partout ailleurs on subventionne ou on protège (comme l'association Terres de Partage à PIERREFEU).

 
 
 
D'AUTRES TRACES ETUDIES SONT hors zone inondable dangereuse, hors zone d'arrosants et ne sont pas, de notre point de vue, exhaustifs, contrairement à ce qu'affirme le Maire dans le VAR MATIN du 12 janvier 2015. Les arguments pour le choix du tracé n°3 seraient  : 1°/"économiques" : a-t-on pensé aux changements climatiques et ce que coûteront les crues ruineuses et catastrophiques à l'instar de ces dernières années ? 2°/"pour ne pas toucher au vignoble AOC" : cet argument ne tient pas si on ne protège pas "aussi" les vignes AOC situées sur le tracé n°3 et si on ne considère pas les nombreux terrains viticoles devenus des terrains constructibles à Pierrefeu ou les villes voisines 3°/"qu'ils savent faire des routes submersibles" : on nous parle de "savoir faire" alors que nous parlons "dangers", ce qui ne répond pas à la violence des crues, ni à l'anticipation obligatoire des changements climatiques ni les nombreux dommages sur une voie routière, très inondable  pour laquelle les barrages ont déjà démontré leurs limites. 
Voir la rubrique "NOS OBJECTIONS" qui explique en détail tous ces paragraphes, en s'appuyant sur des preuves ou témoignages.

 

COMMUNIQUE

CONCERNANT LES REQUETES DES POUVOIRS PUBLICS CONTRE NOS RECOURS, CELLES_CI ONT ETE A NOUVEAU REJETEES PAR LA COUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE MARSEILLE. Cette décision fait suite  au REJET du 27 AVRIL 2017  par LE TRIBUNAL ADMINISTRATIF DE TOULON QUI AVAIT DEJA ANNULE L'ARRETE DE DECLARATION D'UTILITE PUBLIQUE (DUP) ET L'ARRETE DEROGATOIRE AUTORISANT LE DEPLACEMENT D'ESPECES PROTEGEES. LA COUR ADMINISTRATIVE D'APPEL a considéré que "compte tenu de l'impact sur la protection des espèces protégées et de leurs habitats, le Ministre de la Transition écologique et solidaire n'est pas fondé à soutenir "que c'est à tort que le Tribunal Administratif de TOULON avait annulé l'Arrêté dérogatoire autorisant le déplacement des espèces protégées". C'était également  "le caractère à risque du projet" que le Tribunal Administratif avait retenu, puisque "le tracé choisi représentait beaucoup trop d'inconvénients tels qu'un problème de sécurité" ainsi que "le caractère impraticable et endommageable de l'ouvrage". Il faut savoir que les hauteurs de crues augmentent et s'aggravent, car on a pu relever en janvier 2014 3m30 de hauteur d'eau au-dessus de la berge, à 30m du tracé de route choisi, confirmés par l'émission télévisée "Enquête de région" qui a filmé la hauteur des traces laissées après la crue et les véhicules emportés ou retournés sur le site de Serre Menu. 

Le Tribunal Administratif de Toulon a indiqué que "le Préfet avait estimé à tort qu'il n'existait pas d'alternatives satisfaisantes" alors que 2 autres tracés étudiés moins dommageables ont été étudiés (inclus, depuis peu, dans une ZAP (zone agricole protégée) : serait-ce pour les empêcher ? Nous nous demandons pourquoi les Pouvoirs Publics s'acharnent autant sur le choix d'un tracé de route aberrant qui ne peut être d'intérêt général, 

UN POURVOI AUPRES DU CONSEIL D'ETAT A TOUT DE MEME ETE DEPOSE par le Ministère de l'Intérieur, (?) dont nous attendons le jugement...

 
 
                
 

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